La révolution islamique Wednesday, Nov 11 2009 

La guerre Iran-Irak:

L’arrivée de Saddam Husein au pouvoir : “La première crise pétrolière”- comme l’a baptisée les occidentaux- est survenue suite à un coup d’Etat iraquien, qui a porté au pouvoir le général Hassan al-Bakr soutenus par des baathistes de droite et a renversé le général Abd al-Rahman Aref. Hasan Al-Bakr a tout de suite instauré le Conseil de la révolution, tout en nationalisant en 1972 la compagnie pétrolière Irak Petroleum.  Et l’Irak s’enrichit considérablement, ses recettes annuelles passaient de 575 millions à 5.7 milliards de dollars. En juillet 1979, le général Bakr vieillissant transmit le pouvoir à Saddam Hussein, ancien vice –président du Conseil de la révolution. Sadam est alors proclamé président de la République irakienne et secrétaire général du Conseil de commandement de la révolution baathiste. Il devient le « Raïs », le chef suprême.

Qui est Saddam Hussein : D’origine musulmane sunnite, il est né en 1937, à proximité de la ville de Tikrit à environ (à 150 km au nord de la capitale. Sa famille est pauvre, et son père serait mort avant sa naissance. Le jeune Saddam passe son enfance à garder des troupeaux et à travailler aux champs. A l’âge de 10 ans, ayant fui le domicile familial et un beau-père honni, il est confié à son oncle maternel, un instituteur à Bagdad, violemment antioccidental. Il adhère à 19 ans au jeune parti Baath, un mouvement arabe nationaliste.  C’est ainsi qu’il prend part en 1958 au coup d’Etat qui renverse la monarchie du roi Faysal et son gouvernement. Il aurait alors participé à l’assassinat d’un collaborateur du premier ministre, Abd al-Karim Kassem. Mais blessé et recherché par la justice irakienne, il part se réfugier en Syrie, avant de poursuivre ses études en Egypte. Il interrompra une nouvelle fois ses études en 1963 pour rentrer en Irak en apprenant qu’un nouveau coup d’Etat a eu lieu. Le général Abd al-Salam Aref a pris le pouvoir et le général Kassem a été exécuté. Nommé au sein de la direction du parti, Saddam se marie avec une cousine, Sajida, dont il aura cinq enfants. Mais le Baath est rapidement interdit et Saddam est emprisonné l’année suivante. Il restera trois années en prison, période au cours de laquelle il reprendra ses études de droit et sera nommé, malgré sa détention, membre du conseil de Commandement de la révolution au sein du parti Baath. Etant parvenu à s’échapper, il participe au renversement du gouvernement par le Baath et se retrouve vice-président du Conseil du commandement de la révolution CCR. Le nouveau président est en effet son propre cousin, Ahmed Hassan a-Bakr. L’incroyable Saddam: Dorénavant, la folie et le culte de la personnalité de Saddam Hussein n’ont plus de limites. S’il apparaît de moins en moins public, ses portraits ornent chaque quartier de la capitale. Le rais change de domicile tous les soirs, dispose d’un gouteur pour chaque repas, ne circule pas sans un un convoi de Mercedes identiques et sans être accompagné de multiples gardes du corps triés sur le volet, et utilise au moins trois sosies pour mettre en doute ses véritables apparitions. Pour les américains, même si Saddam exporte tout de leurs pays, il se montre trop arrogant pour un leader arabe.  Il se charge d’éliminer tout opposant potentiel, d’expulser les chiites et de réprimer les kurdes.

A l’occasion du 14e anniversaire de la fin de la guerre avec l’Iran en 1988, Saddam prononçait un discours se référant aux menaces américaines, « celui chez qui se réunissent la cupidité et l’arrogance doit retenir les leçons de l’Histoire, sinon il finira dans la poubelle de l’Histoire », et les Américains ont bien gardé la poubelle pour lui..  Une révolution islamique : La révolution islamique renverse la monarchie du chah Mohamad Reza Pahlavi et porte au pouvoir l’ayatollah Ruhollah Khomeyni, qui proclame la république islamique d’Iran. Ce bouleversement va susciter en Irak un mélange d’inquiétude et d’opportunisme. Inquiétude car la majorité 60% de la population irakienne est chiite, comme les Iraniens, et Baghdad craint que le nouveau pouvoir de Téhéran ne tente de la soulever à son profit; opportuniste, car Saddam Hussein y voit une occasion de reprendre possession de la totalité de Chatt al-Arab. Ce delta de 50 kilomètre de long, qui constitue le seul débouché sur la mer, et qui a été divisé lors d’un accord entre les révoltes kurdes et les Iraniens, qui constitue que la frontière passe au milieu de Chatt al-Arab et non plus le long de la frontière iranienne. Alors une solution : Le gouvernement irakien lance ses troupes contre l’Iran le 22 septembre 1980. Disposant d’un armement français et soviétique performant. Pourquoi ? Car ils ont tout de suite refusé l’existence d’un régime islamique. Pour Saddam, c’était car il rêvait d’une place de leader dans le monde arabo-musulman. Les premières offensives sont effectivement réussies pour l’Irak, qui reconquiert en cinq jours le Chat al-Arab et propose un cessez-le-feu. Mais l’Ayatollah Khomeyni refuse de faire la paix. Outre une revanche personnelle à prendre contre Bagdad qui, après l’avoir accueilli, l’avait contraint à chercher refuge en France en 1978. Les pays arabe manifestent de plus en plus leur inquiétude devant un possible basculement de la situation dans la région. Et l’Iran va profiter de cela. Il organise la résistance, restructure l’armée, forme des troupes de soldats fanatisés, et lance une première contre-offensive dès le mois de janvier 1981. Les Iraniens compensent leur infériorité matérielle par leur supériorité numérique. Et envoyant au combat les femmes et surtout des adolescents de plus en plus jeunes, notamment dans les champs des mines, pour ouvrir la voie aux soldats. La situation se renverse progressivement au profit de l’Iran, qui envahit le territoire irakien à l’automne 1982 et continue de refuser les multiples propositions des pourparlers et de cessez-le-feu. L’armée iranienne passera ainsi de 200 000 hommes à plus d’1 million de combattants, face à l’Irak qui en compte 875 000. Une nouvelle politique d’armes : A partir de 1983, l’Irak décide de recourir aux armes chimiques, et comme la poursuite des combats dépend de la fourniture en armes, elle-même conditionnée par la vente de pétrole, Saddam Hussein s’en prend aux installations pétrolières iraniennes afin d’asphyxier l’économie du pays. Soutenu par l’Union soviétique et les Occidentaux, il reçoit également l’aide financières des pays du Golfe, tous ces pays s’inquiètent de l’évolution du marché du pétrole et les conséquences d’une victoire éventuelles de l’Iran = la révolution islamique. Seuls la Syrie, la Lybie et Israël menacé par l’Etat irakien soutiennent l’Iran. Une situation alarmante:  Le conseil de sécurité des Nations unies adopte le 20 juillet 1987 la résolution 598 exigeant le cessez-le-feu et le retrait des troupes de part et d’autres des frontières. Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne déploient des unités militaires dans la région, et leurs marines envoient des bâtiments, y compris des porte-avions. !!!

Dégâts: Cette guerre aura fait environ 1 million de morts et deux fois plus de blessés, surtout du côté iranien. L’Irak sortit du conflit avec une économie exsangue qu’il allait falloir redresser par tous les moyens. L’Iran quant à lui, se retrouva dès lors isolé.  

Analyse : Nora Dardir

Source de recherche : Conflits au Proche et Moyen-Orient de Sophie Chautard

Etats-Unis / Israël : frères d’armes! Wednesday, Oct 21 2009 

 Le Grip; Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité a publié une recherche très intéressante dans un bouquin intitulé: “ Qui arme Israël et le Hamas? Et en 2009; alors très récent. Le bouquin est une vraie recherche; ses écrivains  l’avouent dans son intro; “les écrits sont plus rares; en nous focalisant sur les fournitures militaires; et le non-respect des lois de la guerre.” Bien, c’est tout ce qu’on demande. En effet; les écrivains de l’ouvrage ont essayé d’expliquer les origines de la violence armée du conflit israélo-palestinien; pourtant l’étude des transferts d’armement vers Israël occupe la place centrale de la recherche.  D’abord ils le dévoilent clairement; que les premiers fournisseurs en armement de l’Etat hébreu; ce sont les Etats-Unis. Et en conséquence; le livre met le point sur les énormes sommes payées; selon des accords très soutenus en disant “On retiendra notamment que cette aide militaire; en forte hausse sous Georges Bush et atteignant des montants astronomiques est inscrite dans des accords solides qu’aucune administration n’a jusqu’à présent; remis en question”Quant à la Belgique; “elle n’est qu’un petit exportateur d’armes vers Israël mais occupe néanmoins la quatrième place au niveau européen, l’Etat hébreu est considérée comme une destination “sensible”. Mais de toute façon; le livre relève que dès 1948; les Israéliens se sont lancés dans la fabrication militaire pour développer avec le temps d’incontestables pôles d’excellence; l’objectif est double: Equiper les forces armées nationales et s’imposer sur le marché international. Mais reste la question du nucléaire qu’on ne peut éluder dans ce tour d’horizon rapide et non exhaustif de l’arsenal israélien: L’Etat hébreu détient l’arme atomique.

 Détruire ou être détruits? Selon cette recherche, depuis la naissance du sionisme politique à la fin du XIX e siècle en Europe orientale; une certaine culture de la forteresse assiégée a pris racine, de même qu’un éthos de la force et de l’autodéfense. Et sans doute compréhensible dans un contexte souvent hostile aux  Juifs et qui a culminé avec l’Holocauste, cette culture a fini par déterminer une société convaincue de sa vulnérabilité face à un “environnement hostile“. “Détruire ou être détruits”; hélas qu’en ces termes que de nombreux Israéliens voient leurs avenir. “Depuis l’aube de la présence sioniste sur la terre d’Israël, aucune opération militaire n’a fait avancer le dialogue avec les palestiniens.” Tom Segev; historien israélien. Ce qui le prouve selon le livre, c’est l’invasion du Liban en 1982; qui a donné naissance au Hezbollah et ce qui a résulté aussi une radicalisation de l’opinion palestinienne. Donc la vraie question c’est de choisir entre Détruire ou être détruits? Mais il faut qu’il y soit un vrai ennemis, non?

 Aide Américaine ou  gain assuré?  Revenant à l’aide américaine, le livre dévoile et sans une grande surprise qu’Israël est le premier pays bénéficiaire de l’aide bilatérale, principalement militaire, des Etats-Unis. Et la recherche dévoile qu’entre  1950 et 2006, ce petit pays de moins de 7 millions d’habitants à développement élevé, a reçu de Washington davantage de fonds publics américains pour s’armer que toute l’aide bilatérale destinée à l’Amérique latine et aux Caraïbes et près du double de toute l’Afrique Subsaharienne.

Et grâce à cette manne financière, Israël peut s’enorgueillir d’être le deuxième plus gros importateur d’armes américaines au monde, après l’Arabie Saoudite. Ce constat sans appel  n’a pourtant pas empêché l’administration Bush, le 16 Août  2007, d’annoncer un nouvel accord prévoyant d’octroyer 30 milliards USD d’aide militaire à Israël entre 2008 et 2018, soit une hausse de 25%. Une augmentation substantielle que Barak Obama s’est fermement engagée durant sa campagne électorale, à respecter.

 Armer Israël pour “la paix” au Moyen-Orient? En 1979, l’accord de paix signé entre Israël et l’Egypte formalise les grandes tendances de l’aide américaine en faveur de ces deux pays qui sont largement en cours aujourd’hui. Et depuis, si l’Egypte est devenue le second pays bénéficière au monde de l’aide extérieure américaine, Israël a conservé sa première position. Seul l’Irak sous occupation, depuis 2003 et l’Afghanistan, en 2006, briguent la première et la deuxième places de ce palmarès. Bush avait raison alors de faire la guerre, pour récompenser les pertes causées par la crise économique dans son pays. Mais en tuant les civiles, en créant des problèmes communautaire entre les peuples; est-ce juste?

Projets et revenues et énormes?  Donc, parlons avec plus de chiffres… De 1951 à 2006, les Etats-Unis ont déboursé en faveur d’Israël 162 milliards USD, sous forme de prêts et subventions au titre d’aide Bilatérale. Donc, depuis 1974, date d’activation du programme jusqu’en 2006, Israël a reçu 72.3 milliards USD dans le cadre du programme “Foreign Military Financing”, soit 58% du total mondial et 63.5% du total régional. De même, en 1998 et en 2007, les “financements militaires” octroyés à Israël pour lui permettre d’acheter des armements américains ont  connu deux hausses non négligeables. Les hausses successives bouleversent en parties les grandes tendances de l’aide américaines déboursée en faveur d’Israël et de l’Egypte telles que les avait formalisée l’Accord de Camps David. En 1998, sur proposition israélienne, le département d’Etat et les responsables israéliens décident de mettre un terme à la généreuse aide économique américaine en faveur d’Israël, en échange d’une augmentation progressive de son aide militaire.

Aide économique ou militaire? Alors, un  nouvel accord voit le jour,  appelé accords Neeman, prévoit d’éliminer graduellement sur la période 1998 – 2008, le soutien économique mais requiert 2.4 milliards USD au titre de financements militaires. D’autres privilèges aussi, tout comme l’Egypte, Israël dispose d’un flux de trésorie “cash-flow financing” qui lui permet d’étaler ses paiements sur plusieurs années. Israël peut ainsi acheter ses armements américains à crédit au-dessus de son allocation FMF annuelle et négocier des acquisitions d’armements majeures. Donc; toutes sortes de facilités sont données à Israël pour investir et développer dans son secteur d’armes militaires sous un prétexte naïf qui parle d’une paix dans la région du Moyen Orient. Reste une question, si la paix se fait à l’aide des armes, comment les guerres se font elles?

 Israël choisit de détruire; l’Amérique l’approuve? Développé depuis 1988, Arrow est un système anti-missile balistique, le budget 2008 a prévu 98 millions USD pour le programme Arrow-2 qui vise des missiles conventionnels de plus longue portée. Enfin, 20 millions USD étaient destinés au développement préliminaire du programme Arrow-3, un système à haute altitude “top- tier system” visant à intercepter des missiles modernes équipés de têtes nucléaires. A côté de ces programmes conjoints et de ses achats auprès de Washington, Israël dispose également de ses propres programmes de développement de systèmes anti-missile, le pays développe actuellement un système d’interception à courte portée 40 km appelé “Dôme de fer” destiné à intercepter les roquettes artisanales du Hamas tirées à partir de la bande de Gaza. Selon l’argumentaire habituel des notifications relatives à tous les pays du Moyen-Orient, les transferts vers Israël “contribuent aux objectifs de politiques étrangères et de sécurité nationale des Etats-Unis en permettant d’améliorer la sécurité d’un pays ami qui a été et continue d’être un facteur important de stabilité politique et de progrès économique au Moyen-Orient.Et la plupart des notifications présentées au congrès et plus haut, insistent en effet sur le fait que la position stratégique d’Israël rend ce pays vital pour les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient.  Au plus fort de l’offensive israélienne à Gaza, Amnesty International, ainsi que différentes agences de presse, relevaient que de grosses livraisons de matériel militaire américain, désigné comme des munitions, étaient en route vers Israël pour renforcer la force de frappe israélienne. Il s’agissait de 1314 containeurs, livrés en trois cargaisons distinctes devant transiter par la Grèce, et dont le poids avoisinent les 3513 tonnes d’explosifs. Toujours Selon Amnesty, des appels d’offres pour deux de ces livraisons avaient été approuvés par le Pentagone le 31 Décembre, soit quatre jours après le lancement des attaques israéliennes contre des cibles à Gaza et auraient comporté, selon les documents relatifs aux appels d’offre, du phosphore blanc.

 Du Phosphore blanc à Gaza? Selon la recherche: L’armée israélienne a utilisé du phosphore blanc, qui a un important effet incendiaire, dans des zones résidentielles et civiles de la ville de Gaza densément peuplées. Une équipe d’enquêteurs d’Amnesty International, qui s’y est rendue le samedi 17 janvier 2009, a trouvé des éléments qui le prouvent d’une manière irréfutable.  C’est quoi le phosphore blanc : “est une arme destinée à créer un écran de fumée permettant de masquer les mouvements de troupe sur le champ de bataille. ET lorsqu’il entre en contact avec la peau; le phosphore blanc brûle le muscle en profondeur jusqu’à l’os, et il continue de brûler les tissus tant qu’il est en présence d’oxygène. Donatella Rovera, chargée de recherches sur Israël et les territoires palestiniens occupés à Amnesty International, a déclaré que le fait d’utiliser aussi largement cette arme dans des zones résidentielles de Gaza densément peuplés est un acte foncièrement aveugle. “Une utilisation répétée dans ces circonstances, alors qu’on sait que cette arme frappe sans discrimination et qu’elle a des effets terribles sur les civils, constitue un crime de guerre“, a-t-elle souligné.  Le livre révèle également que l’un des lieux les plus touchés est le complexe de l’Office de secours et de travaux des Nations Unis pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient UNRWA, dans la ville de Gaza, sur lequel les forces israéliennes ont tirés trois obus de camions de carburant, déclenchant un énorme incendie qui a détruit des tonnes d’aide humanitaire. Et  pour infos : Une heure avant cette attaque, les bâtiments avaient déjà été frappés. Les responsables de l’UNRWA en avaient informé les autorités israéliennes, qui avaient donné l’assurance qu’aucun autre tir ne serait dirigé contre le complexe. Le même jour, un autre obus au phosphore blanc a touché l’hôpital al Quds, dans la ville de Gaza, et provoqué un incendie qui a contraint le personnel médical à évacuer les patients.

Resumé et analyses de Nora Dardir

Mahinur, with a Hijab in the Belgian parliament Friday, Oct 16 2009 

 Having won 2851 votes were enough to secure her a seat in the Belgian parliament, despite the fact that she is wearing a Hijab.  Mahinur Ozdemir, 26 years old, she is Belgian from Turkish and Muslim origins. She studied political science in the free university of Brussels. Later she was presented in the elections of 2004, also was a counselor in the municipal council of Schaerbeek. Now after she won a seat in Brussels’ parliament, Mahinur discovered that she has a huge work ahead of her, regarding her situation, and problems in the Muslim community in Belgium. In Brussels, “I didn’t really have problems because of my veil, even when I was a counselor I always tried to say: “don’t look to my veil, listen to my ideas”. Assures Mahinur,  Therefore, she finds it normal, with the kind of back-ground that she has to be elected and to win, regardless her veil. The problem of the Hijab appeared since France banned it in public schools and institutions, back in 2004. Several European countries have since followed the French lead. In Belgium, Dutch-language public schools banned the wearing of Hijab in classes; the ban comes ahead of a court ruling on a decision by two Dutch- language schools in the northern city of Antwerp, and will affect 700 schools in the northern region of Flanders, including some in Brussels. On the other hand, a hundred of women and their children demonstrated in Brussels recently to calling for the veil and all other religions clothes or symbols to be banned from schools. Now Belgium’s 40 percent French –speakers want the same law as passed in Belgium’s Flemish half. But the problem of the veil is not only against covering little girl’s heads at schools, but it is pointing out to the situation of women in the Arab Muslim world as well. Regarding family life, 81% of Belgian Flemish voters think that Muslim men dominate their wives too much, and this is considered not acceptable in there society. As a matter of fact, Belgium has a huge Muslim community; an 2008 estimation shows that 6% of the Belgian population, half of them are from Moroccan origins while the rest is from Turkish origins. In 1974 Islam was recognized as one of the subsidized religions in Belgium, later the Muslim Executive of Belgium was founded in 1996. Hijab stills one major issue that results lots of controversial opinions and reactions. “I am proud to say that I am the only woman who wears a veil in the Belgian parliament. If I were in Turkey per example, I would have never reached the political position I am having now here. As you know the veil is strictly banned in the Turkish parliament.” Says Mahinur. It is true that the young lady had achieved a success regarding the obstacles she combated. But the most important question remains; will the Brussels parliament turn a blind eye and give  her the  chance to realize her dreams, despite a veil on her head? Would the Belgian political side wait until she proves that she is capable to be equal as any other candidate? Mahinur has more to ask: “I really wish that people would see me as a young Belgian active woman. Yes I have Turkish and Muslim origins, but I was born and raised in Belgium. So I just want to ask people to accept me the way I am.” Says the young lady. And because she is a fighter, she never gives up. She got to a point where she avoided answering questions about Hijab after she found that there was too mush focus on the issue. Her political program reaches out all the citizens without any discrimination regarding gender, race, religion, or social class. And she is asking for one thing back to accept her that way.

Nora Dardir

Brussels

Mustapha Kessous, victime du racisme Thursday, Oct 15 2009 

Brice Hortefeux a trop d’humour. Je le sais, il m’a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : “Vous avez vos papiers ?” Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m’approche d’une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. “Je te parle pas, à toi”, me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n’a aucun souci à discuter avec cette “France profonde”. Il m’avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l’organisation l’a appelé pour savoir si j’étais bien son… chauffeur. Je pensais que ma “qualité” de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux “défauts” : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des “crochets” balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l’endroit, la population, les préjugés sont poisseux. J’en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet “apartheid mental”, lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu’”un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !” Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours “M. Kessous”. Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, “M. Kessous”, ça passe mieux : on n’imagine pas que le reporter est “rebeu”. Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m’avait avoué, en souriant : “Je croyais que vous étiez de notre communauté.” J’ai dû amputer une partie de mon identité, j’ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c’est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s’est si souvent produit… A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l’île de la Barthelasse, près d’Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s’est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l’enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : “J’aime pas les Arabes.” Finalement, il me reçoit chez lui. On pensait que le meurtrier s’était enfui de l’hôpital psychiatrique de l’endroit : j’appelle la direction, j’ai en ligne la responsable : “Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde…” Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. “Il est où le journaliste du Monde ?”, lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J’ai alors cru que cette directrice allait s’évanouir. Toujours pas de bonjour. “Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d’identité ?” “La prochaine fois, Madame, demandez qu’on vous faxe l’état civil, on gagnera du temps”, riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir… trouvé le suspect. Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d’embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l’alibi d’un titre “donneur de leçons”. L’Arabe de service, comme je l’ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d’extrême droite pestent contre “l’immonde” quotidien de référence qui a recruté un “bougnoule ” pour parler des cités. Et pourtant, s’ils savaient à quel point la banlieue m’était étrangère. J’ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d’Algérie, ma mère avait eu l’intuition qu’il fallait vivre au centre-ville et non pas à l’extérieur pour espérer s’en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! “Retourne dans ton pays”, “T’es pas chez toi ici”, étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves. Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l’oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : “Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d’Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c’est parce qu’il leur fallait un Arabe ?” A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : “Vous êtes le prévenu ?” par l’huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal. Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : “Je m’appelle Françoise et vous ?” “Je suis M. Kessous “, lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. “Et votre prénom ?”, enchaîne-t-elle. Je crois qu’elle n’a pas dû faire attention à mon silence. Je n’ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu’elle me dirait que l’appartement avait déjà été pris. C’est arrivé si souvent. Je n’ai pas le choix. J’hésite, je bégaye : “Euhhhhh… Mus… Mustapha.”

Mustapha Kessous

lemonde.fr